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Prestations : du besoin à la documentation
Un parcours complet pour préparer un chantier domotique ou électrique : étudier sur place, calculer, dessiner les schémas, proposer des solutions chiffrées, puis éditer les documents.
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1. À quoi sert le module Prestations ?
Quand un client exprime un nouveau besoin (par exemple « domotiser trois volets roulants »), le module Prestations vous accompagne de la visite jusqu’à la remise des documents :
- l’étude du besoin sur place,
- la proposition de plusieurs solutions chiffrées,
- le choix d’une solution avec le client,
- la génération de la documentation (installateur + client).
2. Créer une prestation
Menu Prestations → Nouvelle prestation. Choisissez le client concerné et donnez un intitulé au besoin. Une référence unique (PRESTA-AAAA-NNNN) est attribuée automatiquement.
Choisissez surtout le domaine, car il détermine tout le reste :
- Domotique — étude de besoin, solutions par protocole, plan d’implantation des appareils.
- Électricité — étude électrique, saisie des circuits, bilan de puissance, schémas de tableau et livrables associés.
- Domotique + électricité — les deux, sur une même affaire (le cas d’une rénovation électrique avec pilotage).
Le domaine reste modifiable ensuite, et changer d’avis n’efface rien : passer de « mixte » à « électricité » masque l’étude de besoin, il ne la supprime pas.
3. L’étude de besoin
C’est le compte-rendu de votre visite. Vous y notez :
- Ce qu’il y a aujourd’hui (installation existante, tableau, équipements en place) ;
- Ce que souhaite le client et la liste des équipements à automatiser ;
- les contraintes : type d’installation (filaire, sans fil, mixte), électrique, qualité du Wi-Fi, budget indicatif, préférences.
Renseigner l’étude fait passer la prestation au statut « Étude de besoin » et alimente automatiquement les documents PDF.
4. Proposer et comparer des solutions
Dans l’onglet Solutions, ajoutez autant de possibilités que nécessaire (KNX, Zigbee, Wi-Fi/ESP, Z-Wave, mixte…). Pour chacune : une description, ses avantages et points d’attention, et un chiffrage au choix :
- Détaillé : lignes de matériel et de main d’œuvre, totaux calculés automatiquement ;
- Prix global : un seul montant estimatif ;
- Sans prix : comparatif purement technique.
Une fois la décision prise avec le client, cliquez sur Choisir sur la solution retenue (la prestation passe au statut « Proposition »).
5. Générer la documentation
Onglet Documents : quatre PDF téléchargeables.
- Étude de besoin — pour valider votre compréhension du besoin.
- Comparatif des solutions — pour décider avec le client.
- Dossier installateur — la solution retenue, nomenclature matériel, main d’œuvre et notes techniques.
- Proposition client — une synthèse claire et le budget.
Le dossier installateur et la proposition client s’appuient sur la solution retenue : sélectionnez-en une avant de les générer pour un contenu complet.
6. L’étude électrique
En domaine Électricité ou mixte, un onglet Étude électrique recueille le contexte du chantier : type de travaux, bâtiment et surface, nature du courant (monophasé 230 V ou triphasé 400 V), puissance souscrite, disjoncteur de branchement, prise de terre et sa résistance mesurée, état du tableau existant et points de mise en sécurité relevés.
Sur un local professionnel ou un atelier, les contrôles propres au logement (nombre de socles, circuits spécialisés minimum, réserve du tableau) restent affichés mais en simple information : vous gardez l’information sous les yeux sans l’alarme qui n’a pas lieu d’être.
7. Les circuits et le bilan de puissance
L’onglet Installation est le cœur du volet électrique. Vous y décrivez d’abord vos tableaux (principal, divisionnaires) avec leur nombre de rangées et de modules, puis leurs interrupteurs différentiels (calibre, type AC/A/F/B, sensibilité, rangée), et enfin les circuits.
Pour chaque circuit, choisissez son type : la section, le calibre et la puissance se pré-remplissent d’après ce type — et restent entièrement modifiables. Une valeur que vous avez saisie vous-même n’est jamais écrasée.
Le bilan de puissance se recalcule à chaque saisie :
- puissance installée et foisonnée ;
- courant d’emploi (230 V ou 400 V triphasé) ;
- comparaison à votre abonnement et taux de charge ;
- puissance souscrite suggérée et calibre de disjoncteur de branchement correspondant.
8. Les points de conformité
Sous le bilan, une liste de points de conformité NF C 15-100 : section incompatible avec le calibre, circuit sans différentiel 30 mA, type A manquant sur un lave-linge ou une borne de recharge, trop de départs sous un même différentiel, tableau saturé, abonnement dépassé…
Ces alertes n’empêchent jamais une saisie. Elles signalent, elles ne corrigent pas à votre place. Chaque point cite la règle sur laquelle il s’appuie et la page du référentiel : le guide Legrand — NF C 15-100, points clés & solutions, révision du 23 août 2024. Ce qui sort de son périmètre — il traite le logement — est marqué « usage professionnel », et ce qu’il ne permet pas de trancher « à confirmer » : c’est vous, le professionnel, qui décidez. L’outil aide à la conception, il ne se substitue ni à une note de calcul ni au CONSUEL.
Deux valeurs ne sont jamais normatives et le sont dit explicitement : les puissances unitaires par défaut et les coefficients de foisonnement du bilan. Le guide n’en donne pas — ce sont des estimations, que vous corrigez circuit par circuit.
9. Générer la nomenclature
Toujours dans l’onglet Installation, le bouton Générer dans « … » reporte vos circuits dans les lignes matériel d’une solution : disjoncteurs par calibre, différentiels, métré de câble par section, appareillage et boîtes. Les quantités sont calculées, les prix restent à saisir — l’outil ne connaît ni vos tarifs fournisseur ni vos remises.
10. Les documents électriques
En domaine électrique ou mixte, quatre PDF s’ajoutent aux quatre :
- État des lieux — l’installation trouvée sur place : chantier, alimentation, terre, tableau existant, points de mise en sécurité, circuits relevés (en distinguant l’existant du projeté), constats de conformité, et les photos prises au chantier, chacune rangée sous le constat qu’elle illustre. Celles qui n’en visent aucun forment une galerie en fin de rapport. C’est le seul document qui embarque vos photos : sans elles, un état des lieux n’est qu’une opinion. Disponible même avant d’avoir ressaisi l’installation circuit par circuit.
- Bilan de puissance — détail par circuit, puissances, courant, abonnement, répartition par usage et points de conformité.
- Tableau de répartition — la nomenclature rangée par rangée : différentiels, départs, calibres, courbes et sections.
- Planche d’étiquettes — les étiquettes de repérage du tableau, à découper pour le chantier.
11. L’onglet NF C 15-100
Un aide-mémoire consultable à tout moment : protections par circuit, cohérence section/calibre, paliers de chauffage, hauteurs de pose, équipement minimum par pièce, différentiels, prise de terre, puissances souscrites, salle de bains et parafoudre.
Ces valeurs sont exactement celles qui pré-remplissent vos circuits et alimentent les points de conformité — la page ne peut pas en diverger, c’est la même source.
L’onglet contient aussi trois aides qui ne viennent pas du guide et le disent : la puissance maximale admissible par section (un simple P = U × I), un calculateur de chute de tension selon la longueur de câble, et une table des diamètres de conducteur pour retrouver une section au pied à coulisse (1,5 mm² → 1,382 mm).
Renseignez la longueur de câble d’un circuit dans l’onglet « Installation » et la chute de tension est calculée pour ce circuit, avec une alerte au-delà de 3 % en éclairage ou 5 % pour les autres usages. Sur une âme câblée, le pied à coulisse mesure les brins et leurs interstices : le marquage de la gaine fait foi.
12. Les schémas
L’onglet Schémas ouvre un éditeur graphique. Vous pouvez créer plusieurs schémas par prestation, et en dupliquer un pour le réutiliser comme base.
En domaine électrique ou mixte, choisissez la nature du schéma à la création — elle fixe la palette de symboles et ne se change plus ensuite :
- Plan d’implantation — prises 16/20/32 A et étanches, RJ45, TV, interrupteurs (simple, va-et-vient, poussoir, variateur), points lumineux, appliques, spots, BAES, convecteurs, sèche-serviettes, chauffe-eau, plancher chauffant, PAC, VMC, DAAF, borne de recharge, motorisation de portail, tableaux, GTL, compteur, prise de terre.
- Schéma de tableau (unifilaire) — disjoncteur de branchement, interrupteurs et disjoncteurs différentiels, disjoncteurs divisionnaires, parafoudre, contacteur jour/nuit, télérupteur, minuterie, peignes, borniers et emplacements libres.
- Schéma développé (multifilaire) — conducteurs de phase, neutre et terre, contacts, bobines, lampes, moteurs, fusibles, bornes et renvois de folio.
- Synoptique architectural — arrivée réseau, comptage, GTL, tableaux principal et divisionnaires, zones, photovoltaïque, liaisons annotées.
Sur un schéma de tableau, le bouton Générer depuis les circuits dessine le tableau à partir de ce que vous avez saisi : une rangée par différentiel, ses départs étiquetés avec leur calibre et leur pièce. Vous pouvez régénérer après avoir modifié vos circuits : les appareils générés sont redessinés, vos annotations sont conservées.
Relier deux points. Le bouton « Relier » (ou la touche W) fait apparaître les points de connexion : cliquez le départ puis l’arrivée, le fil se trace à angles droits. Il suit les symboles que vous déplacez, et disparaît si l’un des deux est supprimé. Sa couleur reprend celle du conducteur de départ ; vous pouvez la changer et mettre vos couleurs de côté en favoris.
Un fil se plie : tirez n’importe lequel de ses segments pour le pousser où vous voulez, sans limite — de quoi contourner ce qui gêne. Un double-clic sur un segment le coupe en deux moitiés que vous écartez ensuite séparément ; un clic droit propose de retirer le coude. Les deux points restent reliés quoi qu’il arrive. Enfin, les flèches Annuler et Refaire de la barre d’outils (ou Ctrl+Z) reviennent sur vos derniers gestes.
Sur le terrain, vos études sont accessibles depuis l’entrée « Études » de la barre du bas : retrouvez une prestation, relisez l’étude, comparez les solutions et sortez un PDF à montrer au client. Vous pouvez aussi créer une prestation et remplir l’étude sur place, y compris dans une maison sans réseau : ce qui n’est pas encore remonté s’affiche, et repart tout seul dès que le réseau revient — sans jamais créer de doublon. L’éditeur de schémas s’utilise au doigt (pincement pour zoomer, palette en tiroir) ; il reste plus confortable de dessiner un plan complet sur ordinateur.
La palette du plan couvre l’ensemble des symboles normalisés — commandes, éclairages, prises, réseau et antenne, gros électroménager, circuits spécialisés et divers — avec, pour beaucoup d’entre eux, une variante « intuitive » plus parlante pour un client : une pastille « LV 20A » plutôt que le carré normalisé du lave-vaisselle. Choisissez selon le destinataire du plan.
Pour figurer une portée radio ou le champ de vision d’une caméra, posez un arc : réglez son rayon, son ouverture et sa transparence — un balayage complet donne un cercle. Pour relier deux symboles sans passer par un fil électrique — un interrupteur et son point lumineux, par exemple — utilisez le lien : trait plein, tirets ou pointillé, couleur, droit ou courbé. Il s’arrête au bord des symboles plutôt que de les barrer, les suit quand vous les déplacez, et disparaît si vous en supprimez un.
Une fois les murs dessinés, le bouton « Nouveau schéma à partir de celui-ci » reprend le fond de plan seul — murs, portes, fenêtres, sans vos symboles — pour en faire un schéma d’une autre nature. De quoi poser un cheminement de câbles sur la même architecture que votre plan d’implantation, sans redessiner la maison. Les deux schémas sont ensuite indépendants.
Le mode Cheminement sert à montrer par où passent vos câbles dans le bâtiment : choisissez une ou plusieurs couleurs, cliquez le parcours le long des murs, et chaque couleur donne un trait parallèle — trois circuits qui empruntent la même gaine se dessinent d’un seul geste. L’espacement entre les traits se règle ; double-clic pour terminer, Échap pour annuler.
Pour coter un trait, désignez ses deux extrémités : la cote suit ensuite ce qu’elle mesure — déplacez le mur, le chiffre se met à jour. Le texte porte son propre déport, vous le glissez donc où vous voulez sans bouger la ligne de cote. Pour obtenir des mètres plutôt que des unités de dessin, calibrez le plan : tracez une longueur que vous connaissez et déclarez sa valeur réelle. Tant que le plan n’est pas calibré, les cotes restent en unités de dessin plutôt que d’afficher des mètres approximatifs.
Pour dessiner les locaux, posez un mur et réglez sa longueur, puis glissez dessus une porte, une porte double ou une fenêtre : l’ouverture s’accroche au mur et y perce un trou à la largeur voulue. Charnières à gauche ou à droite, débattement vers l’intérieur ou l’extérieur. Les ouvertures suivent le mur que vous déplacez ; si vous supprimez le mur, elles se détachent sans disparaître. La porte et la fenêtre se redimensionnent aussi à la poignée : le trou percé suit la largeur que vous donnez.
Le mode Cloison ajoute les murs intérieurs sans les dessiner à la main : cliquez le mur (ou le côté de rectangle) sur lequel la cloison s’appuie, puis l’endroit où elle s’arrête. Elle reprend par défaut l’épaisseur et la couleur de son appui — modifiables ensuite dans le panneau —, part perpendiculaire même si votre geste est approximatif, et s’accroche au mur d’en face quand vous relâchez à proximité : la pièce ferme pour de bon, et vous pouvez y poser une porte. Alt libère l’angle et l’accroche,Échap annule. La cloison obtenue est un mur comme un autre : elle se cote, se recolore et reçoit des ouvertures.
Copier le style évite de régler deux fois la même chose : cliquez le bouton, l’élément dont vous voulez le style, puis celui à habiller — autant de fois que nécessaire. Chaque famille reçoit ce qu’elle sait recevoir : entre deux murs, la couleur et l’épaisseur ; entre deux formes, le trait, les tirets et le remplissage ; entre deux textes, la police et la taille. D’un mur vers un texte, seule la couleur voyage.
En déplaçant un symbole près d’un point de connexion, il s’y aimante. Maintenez Alt pour placer librement. Vous pouvez aussi tirer un symbole directement depuis la palette jusqu’à l’endroit voulu.
- Tracez les éléments de bâtiment : murs, portes, fenêtres, portes de garage, radiateurs et volets roulants — chacun déplaçable, redimensionnable et pivotable.
- Placez des appareils (caméras, hubs, volets, lumières, serrures, capteurs, modules) et définissez leur protocole(Wi-Fi, Zigbee, Z-Wave, KNX…) — une pastille de couleur l’indique.
- Matérialisez la portée sans-fil par trois zones concentriques (proche / moyenne / lointaine).
- Dessinez des formes (traits, rectangles, cercles) avec épaisseur, couleur et style plein / tirets / pointillé, et ajoutez des annotations texte (police, taille, couleur).
- Insérez un cartouche (bloc-titre) et renseignez ses informations : projet, client, date, échelle, référence, dessiné par.
- Verrouillez un élément par un clic droit pour éviter de le déplacer par erreur (clic droit pour réordonner, dupliquer, débloquer).
- Zoomez (boutons ou Ctrl + molette) et passez en plein écran pour travailler confortablement.
- Exportez le schéma en PDF, PNG ou JPEG.
L’éditeur est conçu pour ordinateur ou tablette ; sur smartphone, un message vous le rappelle car les manipulations précises y sont limitées.